Un monde de plus en plus impersonnel, où es-tu passé homme, animal grégaire?

Cette question, dans la lignée de toute la réflexion littéraire en appelle à une multitude d'interprétations et d'orientations dont la première vous fait penser à l'influence des réseaux dits sociaux dans la vie moderne. Tout en promettant de réfléchir sur le sujet, je voudrais signifier qu'il ne s'agit pas de ce vaste sujet-là ici.

Je veux pour l'instant parler de l'aspect "physique" de l'homme en tant que animal grégaire. En effet, l'être humain est classé parmi les espèces qui fondamentalement sont appelées à vivre en groupe. Les illustrations de cette réalité sont légion: de la cellule familiale au regroupemnt des Etats entiers. L'un des fondements mêmes de l'humanité est donc le vivre ensemble. Lorsque Aristote déclarait, au sujet de l'homme, qu'il est un animal politique, il pensait précisément à la capacité, mais aussi à la nécessité quasi obligatoire pour l'homme de vivre avec - pas à côté, ni au-dessus, ni encore en-dessous - l'homme, son semblable.

Un tel postulat présuppose que par souci d'organsisation de ce que Aristote appelle encore "la cité", l'homme, entre autres, instaure la notion de partage et d'autres notions encore qui relèvent à la fois du bon sens et des préalables; ceci dans le but de bien, voire de mieux vivre ensemble. Que faut-il entendre lorsque, de nos jours, on utilise les vocables: solidarité, entraide, fraternité, égalité...? (To be continued).