Pourriez-vous m'expliquer?

L'homme, un animal social

Un monde de plus en plus impersonnel, où es-tu passé homme, animal grégaire?

Cette question, dans la lignée de toute la réflexion littéraire en appelle à une multitude d'interprétations et d'orientations dont la première vous fait penser à l'influence des réseaux dits sociaux dans la vie moderne. Tout en promettant de réfléchir sur le sujet, je voudrais signifier qu'il ne s'agit pas de ce vaste sujet-là ici.

Je veux pour l'instant parler de l'aspect "physique" de l'homme en tant que animal grégaire. En effet, l'être humain est classé parmi les espèces qui fondamentalement sont appelées à vivre en groupe. Les illustrations de cette réalité sont légion: de la cellule familiale au regroupemnt des Etats entiers. L'un des fondements mêmes de l'humanité est donc le vivre ensemble. Lorsque Aristote déclarait, au sujet de l'homme, qu'il est un animal politique, il pensait précisément à la capacité, mais aussi à la nécessité quasi obligatoire pour l'homme de vivre avec - pas à côté, ni au-dessus, ni encore en-dessous - l'homme, son semblable.

Un tel postulat présuppose que par souci d'organsisation de ce que Aristote appelle encore "la cité", l'homme, entre autres, instaure la notion de partage et d'autres notions encore qui relèvent à la fois du bon sens et des préalables; ceci dans le but de bien, voire de mieux vivre ensemble. Que faut-il entendre lorsque, de nos jours, on utilise les vocables: solidarité, entraide, fraternité, égalité...? (To be continued).

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Bienvenue sur mon blog: un espace de discussion avec moi-même, mais avec la volonté secrète de partager avec vous.

J'ai longtemps pensé à trouver un espace où je m'entretienne avec moi-même.

Vous vous doutez qu'une telle perspective n'est ni utile ni sérieuse. Puisque vous allez me dire ce que vous pensez de ce que je pense, alors ceci va rapidement se transformer en espace de discussion, de causerie, de critique, mais assurément pas en lieu d'insulte, de réglement de comptes, comme peuvent l'être - parfois contre leur gré - certaines autres structures de la sorte, avec une audience mutipliée à l'infini, comparées à celle-ci.

Je ne pouvais ne pas penser, au moment de créer ce blog à tous mes élèves, anciens, nouveaux et même à venir. Vous ai-je apporté quelque chose? Si oui, tant mieux, grâce soit rendue à l'Eternel. Mais vous aussi m'avez apporté, vous m'apportez et m'apporterez encore beaucoup. Je pense que cet espace nous redonnera au passage l'occasion de converser ensemble. La plupart d'entre vous avez déjà grandi, avez fondé famille, avez fait ou faites carrière. Vous êtes entouré-e-s de personnes aussi interessantes qu'importantes. Je suppose que vous êtes, ipso facto, confronté-e-s à la réalité de la vie à la fois dans sa difficulté et sa capacité à nous procurer des joies profondes.

Le métier que j'ai exercé toute ma vie durant, m'interdit tout cloisonnement intellectuel! Toute le monde est donc amené à participer à l'élaboration d'une réflexion, à défaut d'une pensée sur le vivre ensemble, en commun, je voulais dire vivre mieux ensemble!

Dans l'attente de vos nombreuses interventions, je vous souhaite la bienvenue sur ce blog.

 

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20 avril 2016

L'homme, un animal social (suite)

Les notions de solidarité, d'entraide, de fraternité et d'égalité annoncées dans le message précédent ont toutes ceci en commun qu'elles impliquent la présence voire la participation d'autrui. En effet, aucune de ces notions ne peut trouver son accomplissement dans une événtuelle réalisation solitaire et singulière. La place de l'autre n'est donc pas à négocier. Penser que la présence de l'autre gêne est tout aussi illogique que de penser qu'on peut atteindre un éventuel accomplissement de soi, une espèce de bonheur alors que, pas très loin de nous, l'autre justement croupit dans la misère ou pire, succombe au malheur. Le Français d'origine italienne Michel Colucci, plus connu sous le pseudonyme de Coluche, dans un de ses sketches Je m'en fous disait:

"Il y a la guerre au Vietnam, il y a la guerre au Cambodge, il ya la guerre en Iran, il y a la guerre en Afrique... Ca se rapproche, hein!

Je préférais la guerre au Vietnam à la guerre au Cambodge parce qu'elle était plus loin".

Cette savante manière de présenter à la fois, et en si peu de mots, deux états d'esprits contradictoires est une preuve de talent. En effet, dans un premier temps, on peut entendre à travers ces éléments verbaux que tant que la guerre ne nous atteint pas, voire ne nous menace pas, elle ne nous concerne pas non plus. Du coup, nous autres, on est bien et tant pis pour les autres: ceux/celles qui la font et/ou qui la subissent. Dans un deuxième temps, l'on peut facilement et rapidement voir la crainte et l'angoisse que suscite le fait que ces guerres se rapprochent de notre cocon qui visiblement ne semble pas pouvoir tenir longtemps quant aux éventuels effets dévastateurs de la guerre. Que faut-il comprendre dans cette optique alors?

Il conviendra de lire toute la symbolique qu'il y a dans ce passage : "ca se rapproche, hein!" Il y a évidemment un grand nombre de questions que l'on serait en droit de se poser ici. Cette guerre se rapproche-t-elle par le simple phénomène d'expansion, donc comme une tâche d'huile, comme on dit souvent? Ou alors, se rapproche-t-elle parce qu'il y a déjà chez nous, à défaut des prémisses, des éléments, des signes qui ont conduit à la guerre chez les autres? Dans cette acception-là et pour rester dans notre cadre de réflexion (solidarité, entraide, fraternité, égalité), à partir de quel moment allons-nous sentir la nécessité de mettre en pratique ces valeurs si souvent, si rapidement et si tristement transformées en seuls slogans pour atteindre des objectifs de loin plus inavouables, voire carrément honteux?

La sécurité et le confort ne seraient-ils réservés qu'à certains? Pendant que la misère et le délabrement seraient réservés à d'autres. Parler de fraternité alors qu'on voit se mourir son semblable - euh... son frère - est-il réaliste? Regarder l'autre crever n'est-il pas mettre en danger toute l'espèce humaine, c'est-à-dire un peu soi-même aussi?

Mettons ces nobles notions en pratique et tout, absolument tout ira mieux! Evidemment, ceci tient plus du conseil d'un homme plein d'espoir que d'une "leçon de chose" dont personne n'a besoin.

 

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